Radio légumes & Cie

Le balado consacré à la culture et à l’entretien des plantes comestibles

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Pucerons et altises: petits, mais très présents














Cette émission est une présentation de Sème-saveurs, le spécialiste des plantes comestibles prêtes à planter.

















Des tiges et des feuilles qui jaunissent, ainsi qu’un feuillage déformé, sont les signes de la présence des pucerons. Ces insectes peuvent aller jusqu’à faire tomber les feuilles et défolier partiellement les plantes. En y regardant de plus près, on peut constater l’existence de très nombreux petits insectes aux corps mous, certains portants des ailes, le plus souvent réunies en colonies denses. Selon l’espèce de plantes, ces hémiptères sont verts, roses, rouges, noirs, bruns ou jaunes. Après avoir sucé la sève pour se nourrir, ils regrettent une substance sucrée et collante que l’on nomme miellat. Celui-ci attire certaines espèces de fourmis, mais aussi les guêpes et les abeilles qui le « butinent ». Fait intéressant à noter, afin d’avoir accès au miellat, les fourmis protègent les pucerons contre leurs ennemis naturels. La présence du miellat favorise le développement de la fumagine. Il s’agit d’une maladie due à champignon noir qui, en réduisant la photosynthèse, ralentit la croissance et diminue les rendements. La couche noirâtre qu’elle laisse sur les feuilles rend celles-ci non comestibles.Chez les légumes, on observe les pucerons sur les aubergines, betteraves, bettes à carde, cerises de terre, chicorées, choux, concombres, courges, courgettes, échalotes françaises, épinards, haricots, laitues, melons, navets, piments, pois, poivrons, pommes de terre, radis et tomates. Du côté des fruitiers, ils attaquent les abricotiers, cassis, cerisiers, framboisiers, groseilliers, houblons, pêchers, poiriers, poiriers asiatiques, pommiers et pruniers.De façon préventive on évite les apports trop importants en azote qui rendraient les jeunes pousses très tendres et donc faciles à piquer. La première intervention consiste à supprimer les parties atteintes à l’aide d’un sécateur. On aide au contrôle des pucerons en favorisant la fréquentation du potager par des insectes bénéfiques, et notamment les coccinelles. En lutte biologique, les guêpes parasitoïdes, de petites mouches indigènes du Québec, les chrysopes vertes et les syrphes d’Amérique peuvent être introduits au jardin potager. L’utilisation de filets anti-insectes est efficace, mais dans le cas des légumes-fruits, comme ils empêchent aux pollinisateurs d’accéder aux fleurs, il faut trouver le juste équilibre. En dernier recours, on peut aussi traiter au savon insecticide, avec une préparation à base d’acide lactique et d’acide citrique, au Btk, au savon noir ou à l’insecticide à base d’ail.Les altisesCertains petits insectes noirs ont une taille assez proche de celles des pucerons. Toutefois, ces coléoptères en sont différents, car ils ne vivent pas en colonie. C’est pourquoi ils sont plus difficiles à observer. De plus, comme ils se déplacent en sautant, on leur donne parfois le nom de puces de terre. Par contre, leurs dégâts sont plus caractéristiques. On observe la présence de petits trous dans le feuillage, et en cas d’attaque importante, celui-ci ressemble à de la dentelle. Les altises affectionnent particulièrement les membres de la famille des brassicacées, ou crucifères, comme les betteraves, les choux, les navets, les radis et les roquettes. Toutefois, ils attaquent aussi les aubergines, bettes à carde, carottes, cerises de terre, épinards, piments, poivrons, pommes de terre, tomates et aussi les vignes.À titre préventif, au printemps,


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 2021-05-18  16m